Projections

"La Folie"
ITALIE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

La folie, même si nous ne la voyons pas, elle est autour de nous et en nous. La folie nous entraîne des peines de l'enfer aux merveilles du paradis. Le chemin est si long et fatigant.

Des environnements étiques et miséreux la beauté intérieure se lève. La folie d'un homme prend l'apparence d'une belle femme, qui souffre, crée et nourrit une nouvelle vie. Quand nous sommes fous, nous sommes aussi nus. Quand nous sommes fous, nous sommes beaux comme une femme. Quand nous sommes fous, nous sommes fascinants comme une femme nue.

La folie est la solitude, le tourment, alors... la délivrance et l'abandon des contraintes et des obligations de rationalité et des habitudes.


The madness, even if we do not see, is all around us, within us. The madness drags us from the hell pains to heaven wonders. The way is long and tiring.

By skinny environments with poor things stands our inner beauty. The madness for a man assumes the aspect of a beautiful woman, who suffers, creates and feeds new life. When you are crazy you are naked. When you are mad you are as beautiful woman. When you are mad you are incredibly gorgeous as a naked woman.

The madness is loneliness, torment, then… release and abandonment of the stresses and of rationality and traditional customs.

"Leviathan"
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

« Le Léviathan est un monstre colossal, dragon, serpent et crocodile, dont la forme n'est pas précisée. Il peut être considéré comme l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d'en bousculer l'ordre et la géographie, sinon d'anéantir le monde. »

Wikipédia

Par le prisme de la surface de l’eau, la déformation des corps dévoile les milles visages de l’homme, les mille facettes de la femme…

"Le corps Fragmenté"
BRÉSIL
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Le contact avec la photographie en noir et blanc a été utilisé par Letícia Zica où elle utilise la nudité pour réfuter les objectivations persistantes présentes dans le thème du nu féminin pour faire ressortir non seulement la pluralité de formats féminins, ainsi qu´un champ symbolique que fait le contraste entre la force et la fragilité, l´exposition et l´anonymat.

Le discours, à la photographie, est par la minutie et il ne peut être atteint que par une longue observation, par l´attention nécessaire, en évitant les mots.

Dans une tentative continue de reconnaissance de soi même et des gens qui l´entourent, le travail sensible de la photographe a toujours utilisé le corps pour tisser sa poésie. Un corps qui, devant ses yeux, est constamment fragmenté, exposé, amplifié. Un corps en vrac dans l´espace, unique et multiple, individuel et collectif, et surtout soumis aux tempêtes et au mauvais temps.


The contact with the black and white photography was used nudity to refute persistent objectifications present in the female nude theme and bring out not only the aesthetic plurality of women, as well as a symbolic field contrasting strength and fragility, exposure and anonymity. 

The speech, in photography, is through the minutia and can only be reached by long observation, the attention required.

The speech is in the range where the word does not fit. In a continued attempt to recognize itself and the people who surround the sensitive work of the photographer, she always used the body to weave her poetic. A body that, by her eyes, is constantly fragmented, exposed, amplified. A loose body in space, single and multiple, individual and collective, and above all subject to the elements of space and time. 

"Métamorphoses"
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

« Qui sommes-nous quand le regard de l’autre perce ou transperce nos blessures de vie ? » demande Julie Guillaume Collin, auteur de la série de clichés « Métamorphoses » ?

La question est cruciale puisqu’elle induit que certaines souffrances viennent de l’extérieur, c’est-à-dire du regard des autres. Or, et quel paradoxe ! c’est un œil « extérieur », celui d’une photographe qui, entre ombres et lumières, fixe la beauté des lignes d’une épaule, d’un ventre, d’un sein, d’une cuisse pour les rendre pures et parfaites.

Ce ne sont plus des hommes et des femmes qui ont posé nus pour une photographe ; ce n’est plus l’obésité qui triomphe. Non ! Ce sont des modèles qui s’exposent au public, c’est l’esthétique des formes qui s’offrent à nous.

On caresse des yeux des paysages de dunes et des vagues de sable. Les corps ne sont pas ici, regardés. Ils sont admirés.

Eric YUNG

"Les Voisines"
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Portraits photographiques intimes de femmes, très nature, élégantes, dans leur propre univers, sur leur territoire intime, prêtes à inventer une image d'elles mêmes et à laisser ressortir leur personnalité.

"Of Mermaid and Rays"
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Photos réalisées à Moorea en Polynésie Française avec la très jolie Rava Ray, Polynésienne vivant à Hawaï. Le site des raies est très connu à Moorea, fréquenté par les touristes dès le matin, tout au long de l'année.

Une douzaine de raies pastenagues y demeurent. Elles sont rejointes par des requins pointes noires plus distants heureusement, attirés eux aussi par l'odeur du poisson frais qu'on leur apporte.

Les raies viennent au contact naturellement, mais Rava a un réel feeling avec elles, une complicité certaine et de longue date. Elle crée un ballet aquatique, en interaction avec elles, qui au grè de leur danse nous laissent des images étonnantes.


Pictures taken in Moorea in French Polynesia with the lovely Rava Ray, Polynesian girl living in Hawaii.The place with the rays is very well known in Moorea, visited by tourists from the morning, all year round.

A dozen of stingrays are living there. They are joined by blacktip sharks, fortunately more distant, attracted by the smell of the fresh fish which we bring them.

The rays come into contact naturally, but Rava has a real feeling with them, a long and certain complicity. She creates an aquatic ballet, in interaction with them, which to the sandstone of their dance leave us amazing pictures

"Cirque à Nue"
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Au delà du cirque où l’artiste aérien s’affranchit de l’apesanteur, le corps dénué des artifices spectaculaires vient dessiner l’espace sculpté par les agrès. La performance s’éclipse derrière l’émotion qui anime le modèle en mouvement.

De nouvelles formes naissent, induites par la rigidité du cercle, la souplesse du tissu ou de la corde. Le corps inscrit alors dans l’espace des images d’une infinie beauté, les régénérant au rythme de la danse.

Le photographe accueille le cadeau de ces instants poétiques en les baignant d’une lumière crépusculaire, et les fixe pour l’éternité.

"Particules"
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

"Particules” est une série débutée en 2014. Il y est question de fragilité, de la représentation du corps, de la féminité et de l'intime. De par ses cadrages resserrés émerge une approche délicate du détail où le fragment devient narration.

Observer ce que le corps raconte de nous. Traiter avec la mélancolie l’émergence du visible par le biais d'une esthétique du murmure, de la matière et de la sensation. Explorer avec pudeur l'étendue fragile qu'est la peau... saisir une trace, une cicatrice, un tatouage, une tâche, un pli, une empreinte ; qu'ils soient intentionnels ou non, éclatants ou subtils, ces stigmates révèlent la mémoire que renferment nos corps mélancoliques.

“La peau se souvient. Nous sommes des êtres de tissu.”
- Eric Fottorino/Un territoire fragile.