![]() |
![]() |
Le mot des Boss Invité d'honneur Expositions Stages Animations Les rendez-vous Concours Inscriptions Presse Editions passées Partenaires Exposez au Festival |

Gérard UFERAS
Sa biographie est un rêve, son travail du grand art et son parcours, celui d'un surdoué. Le journaliste et photographe Alain Mingam le considère comme l’un des plus grands photographes de sa génération.
Surement. Les fées qui se sont penchées sur le berceau de Gérard Uféras avaient pour noms Jeanloup Sieff et Mary Ellen Mark lorsqu’il débuta à leur cotés dans une historique carte blanche qui lui permit de faire ses premiers petits pas à l’Opéra dans les coulisses. Car ce qu’il aime se trouve derrière le rideau. Là ou tout se prépare, se répète, se joue aussi.
Cet homme est un amoureux du beau qu’il tente de traquer non pas dans la lumière – toujours flatteuse et source d’effets certains- mais dans l’ombre, dans l’envers du décor. Là où le beau se forge, se fabrique, se met au point.
Et comme Uféras aime la mode, la danse et l’opéra avec passion, forcément, en plus d’être belles (ce qui est un compliment un peu plat) ses photos sont d’évidence dictées par l’amour qu’il porte aux acteurs de ce monde parallèle avec le regard ébloui de celui qui pénétrerait pour la première fois dans les coulisses, dans cet espace qui sépare le public du professionnel, le profane du sacré.
De plus, il a l’air d’y prendre plaisir car bon nombre de ses clichés sont ironiques, parfois drôles même, mais surtout touchants avec un sens incroyable de la composition. A y regarder de près, cela paraît simple à décortiquer, mais on s’aperçoit que c’est autrement plus coton.
Uféras n’hésite pas à photographier la cantatrice ou le contre dans des postures de repos, à faire tomber le masque du ténor pour laisser apparaître un homme lisant son journal, papotant avec ses collègues ou tapant le carton. Chez ses danseuses, on retrouve un peu de Degas, mais un Degas d’aujourd’hui, avec un tutu toujours de mise-le petit rat est éternel- mais dans un vent de modernité sublimé par l’œil du photographe.
lI est également allé se promener du côté de la mode, dans l’antichambre du podium que son regard rend aussi éclatant que le défilé lui-même. Ca froufroute, ça se bouscule mais la grâce -maitre-mot de l’ensemble- fait oublier un instant tout l’éphémère de cet art du paraître pour nous en restituer toute l’humanité.
Oui, la Grâce. Vraiment.
Alexandre Grenier
Qu'est ce qu'une belle photographie ? C'est une photographie qui fait entrer ceux qui la regardent en résonance avec l'émotion du photographe au moment du déclic.
Le travail de Gérard Uféras nous plonge dans le cœur même de la Danse.
À travers le rare privilège de se mêler aux figures de cet art, il nous offre, tant dans la proximité que la profondeur, des images totalement personnelles. Il s'y révèle une exceptionnelle richesse imaginative. Gérard devient un second chorégraphe avec sa propre vision et sa propre science de la distribution des corps dans l'espace, selon les lumières et la géométrie gestuelle.
Mais il y a aussi les moments où la danse s'arrête, où la tension s'apaise, où la fatigue produit des relâchements si émouvants, où se révèlent à la fois les caractères des êtres et leurs fragilités. C'est alors que sa sensibilité nous touche au plus profond. Il nous offre des figures d'êtres qui nous ressemblent, avec nos faiblesses, notre quête de rapprochements imprévus, amicaux ou amoureux.
Lorsqu'une telle fusion s'établit entre l'esprit et le cœur, c'est qu'on se trouve en présence d'un très grand artiste. On voudrait employer un mot très fort, mais on n'ose pas, alors on dit qu'on est devant le grand mystère qui se nomme la Grâce.
Willy Ronis
www.gerarduferas.com