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Arles - Palais de l’Archevêché - place de la République
Koray ERKAYA (Turquie)
"Don’t tell mamma "
Lorsque l’on regarde un tableau qui représente Adam et Eve, l’on voit le fruit défendu, le serpent, les feuilles recouvrant les sexes et - avant tout - le désir de faire l’amour. Pour certaines personnes, l’amour physique est simplement une condition préalable à la reproduction, mais pour la plupart d’entre nous c’est une partie intégrante de l’amour et du plaisir…
C’est l’une des principales caractéristiques de l’être humain, et des peintres l’ont représenté dans leurs œuvres afin de transmettre la beauté de leurs époques vers l’avenir.
Je voudrais ici mentionner deux aspects principaux de la photographie, qui est un art bien plus jeune que la peinture ou la sculpture. La photographie est avant tout une affaire de documentation. Cette prouesse technologique porte certains lieux, instants et émotions vers l’avenir. N’est-ce pas un élément indispensable dans cette époque de l’information et de la communication ? Aujourd’hui, grâce aux téléphones portables et aux appareils numériques, nous envoyons tous nos instants vers le futur. La photographie artistique aura naturellement une influence spéciale et durable.
Notre photographe de réputation internationale, Koray Erkaya, connaît très bien le corps humain, en partie grâce à ses années comme photographe de mode. Il comprend parfaitement, et montre avec maîtrise les possibilités esthétiques du corps. Mais le sens esthétique d’Erkaya ne se limite pas au corps humain. Il possède également le don de pouvoir évaluer le potentiel esthétique de n’importe quel produit ou espace, et de déterminer l’angle juste. Sa maîtrise de l’utilisation de la lumière renforce la valeur des angles qu’il choisit. Le résultat de la photographie artistique dans tous les sens du terme.
Avant de prendre une décision pour l’exposition Don’t tell mamma, nous avons parcouru toutes ses photos de la fin du 20ème et du début 21ème siècle. Avec mon associée Roxane Ayral, nous avons prévu deux expositions pour Koray Erkaya. La première, une exposition érotique : la deuxième consacrée à l’expérience, vue à travers une sélection de ses photos de voyages.
Les 19 photographies en noir et blanc de cette exposition ont été choisies parmi un groupe d’environ 300. Certaines sont analogiques, d’autres numériques. La plupart sont en format 6 x 6. Ces photographies témoignent de la confiance en soi des femmes. L’honneur d’être une femme a une valeur certaine, surtout en occident, et Erkaya transmet cette idée aux amateurs d’art. Pour lui l’imagination érotique des hommes revêt aussi de l’importance. Les attitudes assurées des femmes dans ces photographies symbolisent leurs réactions vis à vis d’un monde dominé par les hommes au 21ème siècle.
La lumière a toujours été importante dans la peinture et dans la photographie, mais elle le devient encore davantage dans l’œuvre d’Erkaya. Sa maîtrise de la lumière est remarquable. Chaque cliché est un chef d’œuvre de la photographie en noir et blanc. La plupart des artistes photographes attachent de l’importance au nu. Les nus d’Erkaya montrent la beauté indiscutable du corps féminin, et sont apparemment loin du sexe, mais érotiques. Son choix du titre « Don’t tell mamma » semble suggérer un éloignement entre sa génération et la précédente.
En tant que commissaires, Roxane Ayral et moi-même sommes heureux de réunir Koray Erkaya et les amateurs d’art – des années après sa première exposition.
Cüneyt Ayral
Istanbul mai 2010
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ARI (France)
"Le Roman de l’innocence "
Il s’agît là du projet de toute une vie, dont l’idée même a mûrit longuement dans l’imaginaire de son auteur, et qui évolue avec lui.
Ce fût d’abord, pour un jeune photographe amateur peu sûr de lui, le besoin d’emprunter le style particulier de l’un de ses auteurs préférés, David Hamilton, pour capter quelques moments d’innocence dans le regard de ses modèles.
Multipliant les prises de vues et prenant de l’assurance, Ari élabore alors le projet d’un véritable hommage qu’il déclinerait sous forme de livre. Il est sur le point d’aboutir… lorsqu’une indélicatesse réduit à néant les précieux travaux en même temps que les rêves de leur auteur. L’idée survit toutefois dans un coin de son esprit, sans qu’il trouve la force de tout reconstruire.
Il faudra alors un nouvel « accident de la vie » pour que l’espoir et la motivation rejaillissent. Ari reprend alors son projet non pas où il l’avait laissé, mais depuis le début : nouveaux modèles, nouvelles poses, nouvelles techniques… Et petit à petit, ce ne sont plus des photos « à la manière de », mais bien un travail personnel, l’expression de sa propre sensibilité, des techniques innovantes…
L’hommage à un artiste se mue en une ode à la femme innocente, à l’être fragile qui, presque surpris, laisse apparaître sa sensualité, sa douceur devant l’objectif complice et bienveillant du photographe, participant ainsi au projet de toute une vie, dont une série vous est proposée ici, et qui ne fait finalement que commencer.
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Bob GIORGI (France)
“Ellles“ sont nées d’une réflexion...
Il y a quelques années j’ai été frappé par “The big nudes“ d’Helmut Newton. Son coup de génie a été de les exposer quasiment grandeur nature.
Je voulais d’autre part réaliser des nus avec des miroirs sans arriver à trouver une logique qui en fasse un sujet original. Un jour, j’ai fait le lien entre ces idées, des portraits nus, grandeur nature, avec des miroirs, sous forme de triptyque, réalisés en une seule prise de vue. Mais la réalisation n’a pas été chose simple.
Première difficulté, ne pas se refléter dans les miroirs, ni voir les flashes, ni l’intérieur du studio. Il m’a fallu calculer des angles très précis.
Deuxième difficulté, trouver un modèle par image. Disposer de 10 tirages, cela nécessite 10 modèles... Et puis je voulais que mes modèles soit touchant par leur personnalité et leur beauté tout en exprimant une belle harmonie au niveau des silhouettes.
Troisième challenge, les poses, toutes différentes, sont difficiles à régler dans la mesure où le cadrage est triple et où, par exemple, cambrer le dos fait sortir le ventre...
Bravo à mes modèles pour leur patience et leur plastique irréprochable !
“Ellles“ n’est pas terminée, le casting reste ouvert…
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Bogdan KORCZOWSKI (Pologne)
"Photothéque"
Bogdan Korczowski peintre et photographe, expose sa "Photothèque", des Polaroids représentant des corps de femmes émaillent une centaine petits tableaux qui, dans leur ensemble, dessinent une fresque murale.
"Phototèque" est la prolongation d'une démarche à situer, entre autres, à mi-chemin entre symbolisme et abstraction, expressionnisme et introspection. Dans ces œuvres Korczowski lie la peinture avec le graphisme, ce qui crée de nouvelles formes d'expression. A travers cette combinaison l'artiste arrive à travailler avec deux moyens d'expressions différents et deux mondes différents. La photographie entre dans le mariage avec la peinture.
Le regard de l'artiste est attiré par la femme, sa nudité, ambiance, la pose qu'elle prend. En même temps il n'y a rien de statique. Ce qui est le plus difficile à saisir c'est ce qui habite le corps du modèle. Comment présenter ce point de vue ?
Dans les travaux de Korczowski nous pouvons regarder différentes parties du corps des modèles ou du modèle. Après avoir vu l'ensemble des œuvres nous regardons différemment un seul fragment de la série des photos. De quoi cultiver l'opposition entre abstraction et figuratif et alimenter une réflexion sur la subjectivité dans l'interprétation d'une œuvre.
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Valérie MONTAGNE
& Titus LACOSTE (France)
"Nature "
Il était une fois un homme avec un cube en bois. Une boite d’un format identique à une boite à chaussure, devant il y a un petit trou, à l’intérieur, rien, derrière un film, et avec ça il fait des photos !
Un jour, une jolie femme croise son chemin, elle pense que c’est un magicien...
Adepte tous les deux du « prendre son temps » ils vont alors mettre en commun leur savoir faire pour réaliser un travail photographique afin de le présenter au Festival Européen de la Photo de Nu.
Prendre son temps, le temps d’un long temps de pose, saisir l’insaisissable mouvement de l’eau, de l’air...
Un travail sur le corps nature, dans la nature, véritable face à face, nu à nu, s’exposant l’un à l’autre.
Titus avec l’extrême simplicité de son matériel nous emmène dès la prise de vue à de probables inattendus, et comme cela ne suffit pas, Valérie nous offre, avec des procédés anciens*, des tirages uniques, ou là encore le hasard trouve sa place, bref de véritables objets d’arts.
Tout naturellement nu dans la nature...
Fernand Delachambre. Collectionneur
*tirages à la gomme bichromaté, et cyanotype
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Lauréat du concours Réponses Photo
ERWAN VIVIER (France)
"Body double "
Ou comment une femme peut en cacher une autre…
Body double signifie « doublure » en anglais. C’est aussi le titre d’un film de Brian De Palma dans lequel une mystérieuse femme exécute chaque soir un strip tease, sous le regard avide d’un voisin solitaire.
Pour mes photos, je me suis volontairement inspiré des ambiances cinématographiques de David Lynch et Dennis Hopper. Chaque image devient alors un petit film silencieux dans lequel le spectateur peut laisser libre cours à son imagination. Mon travail explore le glamour et la sensualité que peuvent apporter certains vêtements ou accessoires - il est question ici de latex, de nuisettes ainsi que de bas résilles – dans des situations volontairement érotiques par opposition à la simple nudité.
Afin de concentrer le regard sur le modèle, j’ai épuré au maximum l’unique pièce où s’est déroulée la prise de vue. De simples fonds et un lit, parfois un canapé ont suffit pour meubler les espaces vides. L’éclairage en continu provient d’une seule source, un vieux spot acheté dans une brocante. J’ai par ailleurs utilisé la lumière d’un rétro projecteur pour certaines photos.
Les séances se déroulent, en écoutant des vieux tubes des années cinquante interprétés par Gene Chandler et Dixie Cups. J’aime travailler ainsi, avec un peu de musique et du bon whisky à portée de mains. Ces photos font partie d’un grand dossier auquel je n’ai toujours pas donné de titre, mais dans lequel la relation du désir sexuel avec le fétichisme des modèles s’avère le fil conducteur qui relie les images entre elles.
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Arles - Espace Van Gogh - RdC Ouest - place Wilson
Simon JOURDAN (France)
"Polaroids & Anaglyphes "
Au début, je me suis lancé à la recherche d'une photographie picturale (impressionniste, symboliste), m'inspirant pour cela du courant pictorialiste puis plus tard de la « nouvelle photographie » des années 20-30. Peu à peu, je me suis libéré de contraintes techniques et j'ai glissé tranquillement vers le surréalisme, ne m'interdisant aucun support ni aucune méthode de prise de vue (du sténopé au numérique en passant par le polaroid...).
Le mouvement est à la base de mon approche... le fond : Inclure une dimension supplémentaire dans mes photographies. Il en résulte deux séries « Anaglyphes » (une vision réellement impossible) et « Polaroids » (teintée d'onirisme), des images perturbées, l'expression d’une réalité phantasmée.
Mon intention est de guider le spectateur dans ce petit univers qu'est la représentation d'un sujet, avec pour objectif premier d'amener l'observateur à transcender sa vision basique pour se laisser submerger par une subjectivité qui finisse par devenir accaparante.
Plus récemment, avec mes modèles s'est mis en place une recherche autour de l'expression. La base de ce travail est le « regard périphérique », l'état que chacun, humain comme animal, va adopter face à une situation de danger potentiel. Au cours des séances, on évolue vers d'autres sentiments… l'aspect animal de nos réactions non préméditées face aux surprises de la vie.
Dans la série « Histoires... » (projection-travail en cours) mise en scène avec de fortes connotations cinématographiques, le nu déconstruit toute référence et permet de renvoyer le spectateur à ses interrogations.
À trop « voir » les choses on en oublie parfois de les « regarder »
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Hervé ALL (France)
"Women Lightscape "
Un nu éthéré qui n’est pas le sujet, ni l’objet mais la condition d’une expérience immanente. Une neutralité du nu qui ramène le corps, épuré, vulnérable, à ce qu’il est : un lieu de transit, un lieu de passage, une carcasse pour l’incarnation et le temps qui passe, un souffle érotique, une ouverture esthétique.
Ce qui est beau, n’est plus ce que l’on voit mais ce que l’on ne saurait voir, cette émanation magnétique qui se dégage de l’infinie sensualité des corps, cette fragile nudité toujours blessée, parfois amochée. Quand le corps est une plaie, le lieu d’une intrigue, la toile ou trame narrative des stigmates que le corps a gardés pour s’éprouver dans sa temporalité.
Auto-affection des corps, dont les aspérités forment, à rebours de la mémoire, le tissu du vécu. Au-delà de la pose, en-deçà de la posture, le noir est là pour court-circuiter la mise en scène de soi, déclencher la mise en abîme et l’oubli du moi. Découpage de la chair dans le rai de lumière, quand le spectre se concentre sur le visage, c’est le corps à organes qui se referme, comme pour laisser le premier éclore sans reste et sans gêne. Ouverture du haut et fermeture du bas : asymétrie de l’œil et de l’esprit.
Sans retouche, l’image ne se fabrique pas sur papier mais à même le corps du sujet. Le grain des tirages éclate comme le grain d’une peau. Un art d’attirer la lumière pour mieux la peindre à même le corps : danseuse malgré elle, déjà hors d’elle, Fanny est aquarelle.
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Pénélope OCTAVIO (France)
"C O L D "
Ce projet a été initié par Olivier Béthoux (biologiste) et moi-même dans le but de susciter des interrogations sur la place et la position de l’individu dans la société.
Les sociétés humaines ne sont pas directement comparables aux colonies d’insectes : chez ces dernières seul un petit nombre d’individus assurent la fonction de reproduction, et la majorité des autres membres de la colonie sont en charge des autres fonctions (ex. : protection, collecte...).
Notre situation n’est pas aussi simple et génère des tensions entre individus.
A partir de ce point de vue, mon travail photographique se base sur une procédure et des directives précises utilisées pour chacun de mes modèles : photographier un humain, nu, seul et posé dans une cellule (représentée par le frigo). Les modèles sont fortement dirigés, et les mêmes contraintes sont appliquées à chacun.
Chacun replie ou déplie sa chair dans cet espace exiguë ; certains ressentent une impression d’enfermement, d’autres le délice du refuge, d’une boite réductrice, ou d’une cabane imaginaire...
Ce travail tente de nous interpeller, grâce à un miroir qui donne à regarder la condition humaine, l’unicité et la solitude de chacun, et d’y capter ce que l’on veut bien y voir...
Pénélope
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Arles - Espace Van Gogh - RdC Sud - place Wilson
Maud CHAZEAU (France)
"A fleur de peaux "
Ces images sont nées de la volonté de montrer des hommes nus, en sortant des clichés habituels sur le genre, pour offrir une vision esthétique différente du nu tel qu’on le voit habituellement.
Les critères requis concernant les modèles participants ne sont ni la jeunesse ni la perfection physique, il n’y en a pas si ce n’est d’être un homme, et de bien vouloir se prêter au jeu de montrer son corps.
J’entends souvent dire que le nu est un exercice auquel se prêtent mieux les corps féminins, j’ai tenté de montrer que le corps des hommes s’y prêtaient aussi, sous une forme inattendue pouvant être regardée par tous et toutes.
Dans cette série d’images, les mouvements imposés sur de longs temps de pose donnent à ces hommes des formes nouvelles, presque irréelles, parfois énigmatiques. Ils deviennent des êtres transitoires, dont les corps sont évoqués tels qu’ils seraient vus dans un rêve, fantômes à la forme animale ou apparitions, fixés sur le papier.
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Roxane PETITIER (France)
"Mouvements anthropomorphiques "
Série de 12 diptyques issus d'une réflexion sur la corporéité de l'objet.
S'inspirant de la collection d'objets préhistoriques du Musée de paléontologie humaine de Terra Amata à Nice, la série propose un dialogue entre objets d'hier et corps d'aujourd'hui dans un face à face inattendu.
L'objet, si inanimé qu'il soit, par sa fonction réelle ou supposée, son identité formelle et esthétique, sa mémoire intrinsèque du corps, possède toutes sortes de mouvements... anthropomorphiques, révélant les multiples façons d'appréhender et d'imaginer l'évolution de l'humanité.
Conçue comme une expérience ethno-sensible pour les modèles photographiés, le projet piste l’empreinte du mouvement, le prolonge, en détourne le sens, mêlant imaginaire et pureté formelle dans cette rencontre entre matière vivante et inanimée.
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Pierre CAMBON (France)
Série « du Couple »
Photogravures en taille douce
Un travail entre dessin et photographie, une recherche autour du lien, lien entre un corps dessiné et le corps physique du modèle, mais aussi une recherche sur la nature et l’essence même d’un couple dans ses rapports de forces, dans ce qui unit ou sépare.
Une grande feuille de papier de 3/4 m, un corps dessiné au fusain qui ce poursuit sur le corps du modèle, la scène est photographiée puis transcrite par photosensibilisation sur une plaque de cuivre qui sera gravée et deviendra la matrice des images.
Dès la prise de vue, le dessin se mêle à la réalité du modèle, brouillant les pistes comme des miroirs se superposant l’un l’autre, comme une mise en abimes de réalités réelles ou fantasmées.
Au delà de la photo, l’image acquiert une tessiture qui témoigne d’une nouvelle réalité onirique et que l’impression en taille douce enrichie de cette plastique propre à l’estampe.
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Guylaine COQUET et Eric PERRAUD (France)
"PROJET EVOLUTION "
Evolution est un projet photographique autour de la Femme enceinte débuté il y a plus de quatre ans. Inspirés par le passage de l’état de Femme à celui de mère.
Guylaine Coquet & Eric Perraud ont souhaité, par une démarche très structurée, apporter une vision nouvelle sur ce sujet, abordé souvent de façon traditionnelle.Le projet tire son originalité et sa matière de plusieurs éléments.
En premier lieu, l’association d’un homme et d’une femme photographes permet une vision multiple, très ouverte et sensible sur un moment unique. La diversité de ce regard s’exprime par des styles et des techniques très différentes, prises de vues Noir & Blanc en format 6X6 pour Guylaine Coquet, prises de vues couleur en format 24X36 pour Eric Perraud.
L’essentiel du projet est tiré en argentique même si les photographes n’hésitent pas à jouer autour des effets notamment nostalgiques du Polaroïd. Par ailleurs la nature du sujet, nécessairement inscrit dans la durée, permet aux deux artistes d’établir un lien particulier avec les Femmes photographiées qui expérimentent, souvent pour la première fois, le monde de la photo.
D’ores et déjà, plus de vingt cinq jeunes femmes ont intégré ce projet permettant ainsi la réalisation de plusieurs centaines images exploitables. Il ne s’agit, en aucun cas, de modèles professionnels. Le lien qui s’établit passe par cet état particulier de la grossesse et la mise en valeur du corps au moment de cette évolution. La poésie et l’originalité des images sont l’aboutissement de la confiance et de la complicité tissées entre les photographes et leurs modèles.
Enfin dans ce processus, les lieux choisis tiennent une place significative agissant comme de véritables écrins pour chaque modèle. Les séances ont été réalisées dans des endroits caractéristiques du paysage Aixois : Atelier Cézanne, Pavillon Vendôme, Montagne Sainte Victoire, Villa Gallici, Hôtel du Pigonnet, Thermes Sextius, Théâtre du Jeu de Paume.
Ils ajoutent une dimension supplémentaire dans l’univers créatif des deux photographes.
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Arles - Espace Van Gogh - 1er étage - place Wilson
Victor SYDORENKO (Ukraine)
"Lévitation "
Dans le projet "Lévitation" l'artiste privilégie un jeu d'optique illusoire qu’il crée par la couleur rouge, dense et visqueuse, et par des surfaces de grand format.
"L'homme dans les caleçons" est un objet de mémoire et de transformation qui traverse le discours post-totalitaire et actualise la question de l'identification et de la conscience collective.
Le problème principal de la conscience post-totalitaire est une recherche d'authenticité. Pour les natifs d'URSS, la difficulté n'est pas uniquement dans l'adaptation aux nouvelles conditions sociales, mais aussi dans la reconnaissance d'une nouvelle mentalité pragmatique. Le passé ne traumatise plus, il n'est plus associé au "discours totalitaire”, ni à son idéologie ni à son esthétique pesantes. Désormais le passé donne l’idée d’une implication à un grand processus utopique.
Le projet "Lévitation" est un mouvement dynamique, une libération des fers de gravité, du sens d'apesanteur et de légèreté. C’est la version finale de la métaphore de liberté. La "Lévitation" est souvent associée à l'esprit éthérique, aux rêves conscients, aux pratiques de méditation.
Le héros dans les caleçons fait appel à une nouvelle corporéalité, dont le principe général est une nécessité de cognation.
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Christina KATRAKIS (Ukraine)
"l’Arbre de la Vie "
La série des œuvres photographiques l’Arbre de la Vie de Christina Katrakis est une de ses plus grandes séries à l’esprit ethnique. L’artiste révèle ses idées féministes et analyse une question importante – est-il facile d’être une femme créatrice ?
D’après Christina, la femme était et restera pour toujours la source d’énergie vitale, d’inspiration et de l’esprit spirituel de l’humanité. Nos ancêtres en étaient conscients. Au temps anciens on vénérait la femme comme une déesse. Dans la photo-série poétique de Christina la femme est la déesse, la diva.
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L’artiste transforme son corps en toile, et le processus de création devant le camera devient une performance superbe. En dessinant sur son corps, Christina montre la beauté de l’art et de la vie, juste comme la douleur, cette partie intégrale de la naissance d’une créature humaine et d’une œuvre.
Cela explique la couleur rouge qui apparaisse sur les photos en noir et blanc. C’est la couleur du sang, la couleur de la vie. Le pinceau qui calligraphie les ramages ressemble parfois la flèche piquant le corps de San Sébastian, et le portrait de l’artiste acquiert des traits de Sainte Thérèse sculptée par Giovanni Lorenzo Bernini.
La douleur se transforme en extase religieuse, ou mieux vaut dire, en extase créative. L’artiste change brillamment de rôle, elle joue et s’amuse. Elle est la philosophe, la créatrice et la création en même temps. Son corps est la toile écrite en palette blanc, rouge et noire.
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Roman PYATKOVKA (Ukraine)
"Les Jeux de Libido"
C'est un pot-pourri de photographies qui incarnent l'autre monde plein d’énigmes métamorphiques. Le déchaînement carnavalesque de l’amateurisme passé est sincère et impudent.
L'auteur exhume les souvenirs en les transformant en plaisir et douleur, grâce à eux, la photographie s'est transformée en praticien de la nécromancie qui matérialise les messages des esprits convoqués.
Ce projet est un rituel artistique qui représente l'écrasement, le crack, la scission, la rupture des mémoires démolis dans un processus du jeu constante, et pourtant ambivalente.
"Les Jeux de Libido" est un monologue dépeint sur l’amour-porno classique.
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Oleg Tistol (Ukraine)
"Nettoyage – Fragment – Imitation"
Depuis des années j'explore et j'étudie les stéréotypes nationaux principaux. C'est fatigant mais pourtant amusant.
Cela fatigue de plonger dans banalité et prosaïsme, dont consiste ma recherche, mais cela amuse aussi, parce que la vie ukrainienne quotidienne est une farce tragi-comique d'opérette, un ensemble de rituels, de superstitions, d'insinuations, de falsifications et de fantasmes.
C'est "l'imitation" qui est le mot principal ici. C'est une essence de tout ce que m'entoure depuis 50 ans.
L'imitation de la politique, de l'histoire, de la spiritualité et de la culture...
En opposition à cette réalité fantasmagorique, les photographies de mon projet "Nettoyage - Fragment - Imitation" démontrent les événements véritables, réalistes, authentiques et ordinaires qui pourraient se passer dans mon atelier à Kiev."
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Arles - Chapelle Sainte-Anne - place de la République
Michel PORTIER (France)
"Les sensuels "
C'est la mise en scène qui va présenter les personnages de cette exposition. Elle peut même être absente, rester fond noir comme au théâtre pour faire surgir du dépouillement l'intensité de l'expression, solitaire ou partagée, de ces figures réelles et symboliques en même temps.
Les "représentés" sont des personnes réelles comme la photographie le demande, placés dans une atmosphère qui les "compose" dans un décor symbolique comme le ferait forcément la peinture. Tous sont ici dans une figuration qui les concerne directement, dans laquelle leur vie artistique ou leurs affinités mentales sont mises en "ombre et lumière".
Chacun a apporté son désir, son imaginaire, son savoir, et de cela va naître ce qui n'était pas présent à la prise de vue : l'au delà de la simple apparence et les images contenues dans les intentions des gestes. Le rendu de ces intentions, de ce qui importe vraiment dans le geste et le désir, demande une entente et une compréhension réciproques.
Le photographe est là comme témoin de ce qui "au fond" se passe en sa présence active.
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Olivier VALSECCHI (France)
"Dust "
Olivier Valsecchi instrumentalise et s’approprie le corps des autres pour générer sa transe, composant ainsi des autoportraits dans lesquels il ne figure pas physiquement, mais qui retranscrivent plus encore son émotion.
Dans la série Dust, c’est l’instant de l’incarnation qui est photographiée, le vide qui devient, tel le Chaos primordial qui dans la mythologie grecque donna naissance au Monde.
Chaque image est un huis clos dans lequel se confondent chute et envol, ordre et désordre, lumière et ténèbres, brouillard et liquide, tourment et frénésie. De ces troubles jaillissent ces corps suspendus, présences fantomatiques qui participent à une ambiance onirique imprégnée des clairs-obscurs si chers à la peinture classique.
Dust apparaît comme une galerie de tableaux romantiques, émotionnels et sombres, rencontres fictives entre ce qui initie et ce qui achève, l’explosion et le silence, la rage et l’apaisement, la course et la retraite.
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Martial LENOIR (France)
"Les Garçonnes "
On disait de Marlène qu’elle n’était jamais si féminine qu’habillée en homme, et jamais aussi masculine qu’habillée en femme.
Dans le sillage de George Sand, la précurseuse, puis de Renée Vivien ou de Nathalie Barney, Madeleine Pelletier, Marlène Dietrich, Greta Garbo, Violette Morris, Colette, Missy, et la grande Coco Chanel furent les premières à s’habiller en pantalons et à afficher leur ambivalence sexuelle et leur indépendance intellectuelle.
Louise Brooks imposant sa coupe « à la garçonne » devint une icone absolue pour les femmes des années 30 et Sylvia Scarlett avec la divinissime Katherine Hepburn travestie en homme et moustache ad hoc, reste un sommet de chic et d’érotisme vénéneux. Les grandes figures féminines du début du siècle dernier ont du vaincre des préjugés tenaces pour ainsi afficher une image de leur féminité qui sortent des canons de beauté masculins, rigides et réducteurs.
Et porter la culotte a bel et bien été une victoire gagnée de haute lutte par les féministes. Désireuses d’assumer leur sexualité et leur pensée hors norme, elles se battirent pour échapper aux crinolines, aux corsets, et autres prisons vestimentaires.
Les belles rebelles photographiées par Martial Lenoir ont la féminité provocante, insolente et border line. Dans des pays dévastés, sur des fauteuils défoncés, des frigos vides, des voies de chemin de fer désaffectées ou des terrains vagues, ses amazones modernes s’offrent torse nu, avec des regards tour à tour farouches, distants ou pudiques. A la fois fortes et fragiles, viriles et féminines, c’est leur ambivalence assumée qui nous trouble et nous émeut.
Chaque femme doit réinventer sa place dans le monde pour échapper au rôle réducteur d’objet de désir que ce monde d’hommes a tendance à leur laisser.
Etre une femme libre a été et est toujours un combat. Un combat beau, fort, passionnant.
Dans l’objectif élégant de Martial Lenoir, ces belles androgynes, nous le rappellent avec grâce.
Caroline Loeb
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Arles - Galerie de l’Hôtel de l’Amphithéatre- rue Diderot
Jacques BONNOT (France)
"Le temps (caresse) bien les choses "
Peut-on faire l'amour avec une statue ?
Dans ce travail je voulais tenter de comparer un corps de chair et un corps de pierre, je voulais raconter une histoire érotique et sensible en quelques photographies, faire un assemblage d'impressions autant formelles que fantasmatiques, avec de la sensualité, avec de la douleur, de la douceur.
Où le corps de chair devient image sur papier, où celui de pierre à vécu le temps, brisé, mutilé il se montre autre à notre regard.
Le désir de perfection du sculpteur trahi par les années, l'altération de la matière nous ramène à notre propre vulnérabilité, l'érotisme minéral, ébréché, prend tout autre sens face à ce corps nu photographique, si près de l'épiderme, les commissures marquent le secret d'un sexe.
Objet sur papier, objet de fantasme ?
Fragile, si fragile. Alors ? Le temps caresse bien les corps.
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Damien VANDERS (France)
"Malaxe"
Voici un travail photographique sur le corps que je mène depuis plusieurs années, intitulé «Malaxe».
Je voulais explorer de façon abstraite le corps et le nu photographique, sortir des classiques, faire un parallèle avec le modelage et la sculpture, en malaxant les corps comme un matériau brut, mais vivant, entre les mains du sculpteur... et devant l’objectif du photographe.
Une manière différente d’appréhender le corps, d’interroger le spectateur sur son propre espace physique, son rapport au corps, celui de l’autre bien sûr, mais aussi et surtout au sien.
«Déranger» la vision naturelle, classique, sexuée, inconsciente même que le spectateur a du corps humain.
Puis sont venus s’y greffer naturellement les écrits d’un ami, Jérémy Collot, qui accompagnent et soulignent aujourd’hui ces images, ses mots comme des échos à ce «Rorschach de corps».
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Arles - Galerie de l’Hôtel du Musée - rue du Grand Prieuré
Pierre SARRIAUD (France)
"Sens figurés "
Je rêve souvent éveillé, en marge du temps et de l’espace réels.
J’imagine des silhouettes et des parties de corps, étranges et sensuels, et les mets en scène dans des lieux inconnus.
Et je tourne, je traque la lumière qui révèle les grains de peau, les plis des corps et des tissus, je joue avec les angles et les objets, je cherche la distance qui capturera le fragile équilibre d’un moment que je n’ai pas vécu.
Je vous invite à entrer dans ces mondes et à vous y reposer un instant, à accrocher à des fragments de rêves d’autres histoires, vos histoires.
re.
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Arles - Galerie Huit - rue de la Calade
Vee SPEERS (Australie)
"Bordello "
La pénombre qui enveloppe les femmes magnifiques des superbes photos de Vee Speers entraîne le spectateur à se fondre dans l’environnement de l’image et à plonger dans la vision quelque peu onirique d’une réalité souvent sordide. Elle montre la beauté, là où la beauté est cruellement absente » Karl Lagerfeld.
La Galerie Huit est heureuse de présenter « Bordello », une exposition de photos de l’artiste australienne Vee Speers.
Avec Bordello, Vee Speers réussit à générer une évocation authentique et poétique qui s’empare de la fragrance d’un monde disparu, la vie nocturne parisienne des années 20 et des années 30. Immortalisée, peut-être, de façon plus célèbre par les photographies de Brassai, la décadence romantique du Paris du début du 20ème siècle revient à la vie dans cette série de photographies sensuelles et nostalgiques, prises sur le vif dans les anciens lupanars aux décors d’une opulence généreuse, toujours intacte. Les images stylisées créées par Vee Speers ont pour but d’entraîner le spectateur au-delà d’un simple vagabondage entre désir et fantasme. Elles mettent aussi en évidence la vie recluse et trouble des femmes des Maisons Closes des années 30. Vee Speers a produit cette série sous forme de tirages au charbon Fresson, une technique artistique unique du 19e siècle . Le procédé permet d’obtenir des photographies somptueuses, comme peintes et les revêt d’une sensualité voluptueuse et lyrique. Il transforme l’essence même de la photographie de l’artiste. Il adoucit les images, évocatrices d’un cadre captivant qui confine au voyeurisme et génère des représentations envoûtantes et obsédantes de la période incarnée.
Les photos exposées sont accompagnées d’un livre préfacé par Karl Lagerfeld. Quatre CD d’œuvres spécialement choisies interprétées par des artistes français du début du 20è siècle en constituent l’illustration musicale
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Les Baux de Provence -Ilot Post Tenebras Lux - Grand rue
Gérard UFERAS (France)
"Un pas vers les Etoiles "
Le photographe Gérard Uféras a partagé le quotidien du Ballet de l’Opéra national de Paris pendant plus d’un an et lors d’une tournée au Japon, de novembre 2003 à juillet 2005.
Fruit de la rencontre entre la photographie et la danse, cette exposition propose le point de vue sensible d’un artiste qui met au premier plan l’intériorité des danseurs. Dans une atmosphère faite d’exigence et de persévérance, la relation complice entre le chorégraphe et son interprète est soulignée.
La grâce présente au quotidien, l’alchimie qui transforme la fragilité en une force d’exception, voilà ce que poursuit, en coulisse comme sur scène, le témoin-photographe. Gérard Uféras nous entraîne dans les salles de répétition et les coulisses de l’Opéra, il ouvre avec tact les portes d’un univers mythique et nous livre une véritable célébration du travail du danseur.
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Les Baux de Provence - Hôtel de Manville - Grand rue
Gérard VALLET (France)
"Voiles D'Illusions "
Voiles d'Illusions flottant au gré des rayons indolents de lumière. Un ressac poétique de corps et de chimères. Pas retenus, danseurs ingénus, silhouettes suspendues, flottantes, aériennes, nues. Paresse des soies, caresses des pas, corps dénudés, arabesques élancées, résonances épurées. Le vide dansé. Voiles d'Illusions flottant au fil des suspensions corporelles, danseuses intemporelles portant en elles la Femme Originelle.
Dans cette chorégraphie visuelle, le noir et blanc se nourrît de l'essentiel. La lumière filtre à travers courbes et volutes cédant sa place aux lignes exquises, à la magie de l'imprévisible, à la rencontre mystérieuse entre corps, mouvements et lumière. Ballet artistique entre danseurs et photographe, entre envol et apesanteur, entre poésie et technique. Exigence dansant avec Pureté. Le vide, la danse. L'évidence.
Laissez-vous emporter par ce songe visuel. Le velours attentionné de votre regard, de pas de danse, de danse en pas, de pas en tableau... suivre le sillage de ces corps, ces voiles, ces illusions, ces images, cette poésie.
"La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c'est la vie elle-même". Henry Ellis.
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Les Baux de Provence - La Citerne - place de l’Eglise
Anton SOLOMOUKHA (Ukraine)
"Le Petit Chaperon visite… Tchernobyl "
Après « Le Petit Chaperon Rouge visite le Louvre », (2007) Anton Solomoukha continue sa série avec «Le Petit Chaperon visite…Tchernobyl». (2009)
Le regard d’Anton s’attache d’abord aux grands espaces architecturaux : salles de sport, piscines, théâtres, restaurants, cinémas …
Cependant, la photographie documentaire n'est pas son but. Les lieux abandonnés de Tchernobyl deviennent les supports d’une nouvelle lisibilité des chefs-d’œuvre du passé.
Dans ce lieu chargé d’une Histoire horrifiante, Solomoukha voulait reconstruire la vie par les œuvres artistiques.
Tchernobyl étant trop souvent montré comme un lieu morbide, il a choisi de faire renaître la vie par le biais des œuvres d’Art.
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Vlada KRASSILNIKOVA (Russie)
"Teasing "
Métaphore d’un quotidien ici exalté au plus haut point, cette plongée photographique dans le monde du paraître, dévoile les étapes du changement de personnalité essentiel à ces créatures féeriques. Teasing montre ainsi la réalité d’un travestissement aussi bien dicté par les lois du spectacle que par celles du social.
La mise en lumière de cette métamorphose vouée à la séduction et au fantasme montre ici la relation secrète qui relie l’innocence au glamour.
Ces clichés deviennent alors des pièces à conviction d’un monde à la fois factice et terriblement humain : apparaissent des icônes en attente, entre intimité et dévoilement, entre exhibition et pudeur, entre tendresse et dureté, entre euphorie et découragement, entre narcissisme et perte de confiance.
C’est sur ce clivage fragile du dédoublement de personnalité que le projet Teasing dévoile l’acte de séduction comme une pure performance.
Une approche contemporaine de la photographie, notamment par l’utilisation de l’image numérique dont les possibilités technologiques ouvrent un champ nouveau à son travail. Identifiable par ses cadrages, ses couleurs vives ou le jeu monochrome des ombres, l’esthétique de Vlada Krassilnikova pose un regard pudique, sensible et sensuel sur les réalités de la femme du XXI è siècle plus que jamais déterminée par son image.
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Les Baux de Provence - Galerie de la Cure - place de l’Eglise
Igor GAÏDAÏ (Ukraine)
"La fraternité "
Couples, frères, sœurs, amis… les modèles sont photographiés simultanément par plusieurs appareils photo (de face, profils droit et gauche) selon leur propre liberté.
Une séance photographique qui exprime vos sentiments intimes, qui congédie vos craintes, qui dévoile totalement votre personnalité sans aucun moyen de dissimulation…
Le résultat donne un étonnant tryptique d’un instantané sous trois angles différents.
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