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Arles - Palais de l’Archevêché - place de la République


Edouard de' PAZZI

" Anatomies "

Que le visiteur sensible se rassure: il lui sera pas infligé la vue de corps tronçonnés, disséqués, de viscères étalés, mais bien plutôt celle de « parties extérieures du corps » - en l’espèce féminin - montrant les analogies et les différences qui caractérisent le « beau sexe », à la manière des classifications typologiques en vogue au XIXe siècle. Le titre de l'exposition est ici aussi une allusion à cette expression un peu désuète que l'on emploie lorsque, désignant avec une pudeur amusée ce que la femme - ou l’homme - ne dévoile en principe que dans l'intimité, on parle de « certaines parties de son anatomie ».
Ces mêmes « parties » du reste, que l'Église qualifiait de « honteuses ». On peut du reste juger incongru, déplacé, voire scandaleux un tel étalage de chair crue dans cette salle dont la majesté en dit long sur la puissance temporelle sinon spirituelle du clergé dans cet archi-évêché d'Arles.
Mais, cette vision frontale des corps étendus, comme s'il se fût agi de « gisants » ou de « transis », ne trahit-elle pas cette vision morbide et mortifère du corps que le christianisme associe à la vanité, à la fugacité de la vie ? Peut-être du reste est-ce pour conjurer cette disparition inéluctable que certains sujets de ces planches - paradoxalement les plus jeunes ! - portent, scarifiées, percées, tatouées, les marques de leur identité, signant ainsi l’œuvre de leur vie pour lui assurer une postérité.

À bien y réfléchir, j'aurais pu appeler cette exposition « vanités » si ce n’était déjà le titre de celle que présente Julia de Bierre dans sa Galerie Huit, à quelques pas de l’Archevêché.

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Vincent TOULOTTE

" Douleurs et caresse des sens "

Ici se tient une vision de l'amour dans les rapports humains. Une beauté par l'esthétisme du corps, une douceur et à la fois une force par certains actes physiques mais aussi des couleurs de feux. Les relations amoureuses sont présentées comme un acte sadomasochiste. On aime mais nous ne sommes pas toujours aimés, alors on souffre et on se laisse dépérir pour arriver à la désillusion. Mais malgré cela, malgré cette peine nous retournons toujours vers cette spirale pour une nouvelle histoire. Elles sont toutes différentes mais font le même mal, pour peut être un jour atteindre la grâce de la sérénité. Ceci pour une recherche de l'amour créé par tout ce qui l'entoure. Le principe du sadomasochisme est de passer par un premier état de souffrance pour atteindre ensuite une sensibilité et une décuplation du plaisir. Ici l'acte n'est pas forcément montré mais suggéré par l'objet, la cravache et les chaînes. Les chaînes de l'attachement, les verrous de l'amour, les sentiments encrés profondément dans notre poitrine et notre tête qui peinent à se libérer. La relation est donc présentée jusqu'à son paroxysme.

Une certaine sacralisation est ici montrée, ainsi qu’une certaine dévotion et la recherche de l’absolution dans la quête de l’amour. Une idée bien différente pour tous, une vision personnelle et éphémère. Cette souffrance ne naît elle pas de l’utopie ? Une quête d’idéal non palpable qui mène en soit à l’échec. Mais pour les plus forts, tel un phénix, la résurrection a toujours lieu car la vie ne s’arrête pas face à un tsunami elle ne fait qu’être bousculée, alors on se relève et nous repartons en croisade.

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Thierry VALENCIN

" Les courbes de l’instant "

Cette exposition nous propose une vision sensuelle de la femme, une boucle érotique sur le plaisir du modèle à s’offrir et s’abandonner à rêver face à l’œil du photographe, qui prend, transforme, et restitue une vision noir et blanc, évocatrice du détail minéral aux courbes voluptueuses, pour notre plaisir des sens.
De la sensualité féminine, transfigurée par le photographe, à l’œil du spectateur, creuset des émotions, la boucle est bouclée.
Thierry Valencin a parcouru ses négatifs, pour finalement nous présenter une balade à travers ses plus belles images, toutes individuellement fortes et symboliques de son regard sur la femme. Il nous présente un ensemble de très beaux tirages argentiques noir et blanc, qu'il réalise lui-même, tous signés et numérotés.

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Ricardo FIGUEIRA

"A la poursuite du désir "

Je m’appelle Horace et j’habite une grande ville qui n’a pas de nom. Une grande ville avec des avenues larges brodées de gros bâtiments, des lumières, un métro, des centres commerciaux, des panneaux publicitaires, des voitures... ici, tout est anonyme. Les gens vont et viennent, sans se regarder.

J’aime me promener, surtout la nuit. J’aime observer les corps en mouvement, sous les lumières de la ville. J’erre sans destination, m’arrêtant ici et là dans les bars pour prendre de l’alcool. L’alcool me donne une vision du monde que je n’aurais pas autrement. Je regarde les femmes. Peut-être je suis un obsédé, je n’en sais rien. Je les regarde, qu’elles soient réelles ou qu’elles existent seulement dans les panneaux, dans les vitrines… mais je ne les touche pas.

J’ai quelques amis. Pas beaucoup. Il y en a qui disent que je suis un potentiel serial killer. Mais non, c’est exagéré. Je ne suis qu’un voyeur.

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Lili Renée - Prix BMW / Lauréate du concours Réponses Photo

" Séduction "

« Au vrai la vie créatrice est si prés de la vie sexuelle, de ses
souffrances, de ses voluptés, qu’il n’y faut voir que deux formes d’un
seul et même besoin, d’une seule et même jouissance. »

Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète


Mon défi était de flirter avec l’érotisme sans basculer dans la
vulgarité.
La lumière nous offre les atouts de charme que possède la femme : les yeux, les cheveux, les seins, des bas couture, un déhanché…
On ne voit pas l’homme et pourtant c’est lui qui mène la danse. C’est pour lui qu’elle déhanche son corps mettant en avant ses atouts.
Endiablée, elle nous offre une leçon séduction.
Bercées au rythme saccadé des mélodies les plus sombres de Gainsbourg, les prises de vue ont était réalisées en studio, en lumière continue et sur fond noir.
J’ai travaillé sur les jeux d’ombre et de lumière afin de créer une ambiance à la fois intimiste, sensuelle et inquiétante.

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Arles - Espace Van Gogh - place Wilson



Collectif LUNA-CIE

" Métamorphoses "

La métamorphose désigne le passage d’un état (physique, psychologique, métaphysique) vers un autre état. Cette modification peut être subite et spontanée ou bien lente et progressive, sinuant au travers d'étapes transitoires, enfantant des avatars toujours renouvelés, appelés à disparaître en l’absence du médium photographique.
Notre point de départ commun était l’humain sous sa forme la plus élémentaire, la plus épurée. La métamorphose naît de la rencontre d’un corps avec son environnement. En se heurtant à l’altérité, l’être fait l’expérience de lui-même. Et c’est la perception du corps qui devient alors incertaine : n’est-il qu’une simple enveloppe, ou selon la pensée médiévale, l’essence même d’une identité ? De la simple prise de vue d’un corps aux prises avec la matière, à la surimpression qui permet de restituer ce qui n’est plus, mais aussi ce qui est sur le point d’advenir. Du montage vidéo à la pose B, l’éventail des procédés employés pour rendre compte de la métamorphose est étendu et polyvalent. L’interrogation porte sur la possibilité de capter le transitoire, l’humainement invisible. La photographie s'affranchit ici de son rôle de témoin du réel, elle permet d’étirer le champ des possibles, d’en accroître les virtualités. L’image du changement d’état prend ici toute son importance, car comme nous le rappelle Paul Eluard : « Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses. »
Le collectif proposera un atelier de prise de vue « pose B » au public qui pourra découvrir les techniques de pose lente, lightpainting et la mise en scène.




Greg ELEZE

" Metamorphae, acte I et II "

La série Metamorphae est constituée d’un cycle de cinq actes. Chacun d’entre eux présente les métamorphoses visuelles et intérieures d’un artiste différent. Ainsi, chaque personnage est représenté avec un élément de son propre univers qu’il emporte avec lui dans l’image. Cet élément peut d’ailleurs à son tour se transformer au cours de la série photographique. Que les métamorphoses soient physiques, allégoriques ou psychologiques, la série d’images en présence opère toujours d’une chronologie : stade initial, transitoire puis conclusif. L’ensemble des cinq actes du cycle Metamorphae compose peut-être le fondement d’une cosmogonie intime. Le premier acte met en scène une potière dont le corps a été préalablement recouvert d’argile. En séchant, celle-ci s’est fissurée laissant entrevoir le passage du pétrifié au vivant. Emaillée de références mythologiques, cette série soulève la question du moment où l’on prend réellement conscience d’être en vie.
Le second acte présente un sculpteur en train de façonner de multiples masques sur son propre visage. De l’intriguant au monstrueux, l’artiste se livre au sempiternel combat entre être et matière. L’impossibilité de se départir de ses propres masques nous interroge le fondement même de l’identité.

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Adeline CURIOZ

"A Flore de Peau "

Le mot « univers » résonne quand on me parle de personnalité en tant que photographe. Je travaille beaucoup sur le corps et le décor. De quelle manière le corps s'approprie, exalte, construit l'espace dans lequel il s'inscrit. Comment le volume absorbe et métamorphose le corps qui l'occupe et/ou le traverse. Comment le corps et l'espace interagissent ensemble. Dans chacune de mes images apparaît un corps au féminin, une silhouette qui marque chaque photo de son empreinte et nous emmène en territoire intime.
Dans les séries « A Flore de Peau » je m'interroge sur la capacité d'évolution de l'homme. Un être adaptable, comme le lierre, qui pose ses racines au hasard de son existence.
Décomposition, déploiement. Détruire, reconstruire. Transition, changement, métamorphose.

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Julie LECOMTE

 

Sa démarche artistique s’inscrit aussi bien dans une recherche esthétique, que dans une volonté d’exprimer quelque chose de person¬nel qui touche le spectateur et l’amène à s’interroger. Son travail sur la métamorphose illustre le délitement des frontières en¬tre le corps physique, l’enveloppe charnelle finie et déterminée, et les méandres infinis de l’esprit entre conscience et rêve.
« Je suis chez moi entre le jour et le rêve »
R.M.Rilke

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Clémence NGUYEN QUY

" Distorsion "

Projection vidéo, exposition photo et installation interactive.
Mes recherches portent sur les visions de l’inconscient, des rêves. Il s’agit de portraits intimes mêlant l’obscurité et le calme, fruits de l’introspection, de recherches sur la folie et d’un questionnement sur l’identité. Avec ces photographies prises en pose B, j’explore les questions de la fragilité, de la solitude et de l’imaginaire. Le thème principal est la métamorphose, une métamorphose kafkaïenne où le sujet devient monstre, statue ou fantôme. « Distorsion »est une vidéo composée de 38 autoportraits montés en fondu enchaîné. Elle agit comme un miroir déformant. Les visages se succèdent pour évoquer l’expérience de la folie, du cauchemar. La projection est accompagnée de certains clichés. Une installation interactive invite le public à se métamorphoser et à prendre parti pour les photographes.

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Paul VON BORAX

" Les Sauvages Blanches  "

2 août 1902

La tempête nous oblige à nous réfugier sur la côte, au nord de Zanzibar. Dans une crique, nous découvrons avec stupéfaction la “Galante”, fameux trois mâts pleine de colons disparue en 1778 en route vers Madagascar. Les colons, retournés à l’état sauvage, ont recréé une société primitive de clans. Stupéfié, je décide d’immortaliser cette incroyable régression...

Depuis quelques années, Paul Von Borax ne photographie que des femmes. Et cette série « Les sauvages blanches » porte au plus haut ses tendances photographiques. Ses tendances…comme des habitudes glissant vers l’addiction, des particularités au seuil des déviances fantasmatiques. Dans la lignée de ceux qui tordent le cou à l’idée de beauté-belle, lissée, retouchée, vendable, il gratte les films, détrempe les polas, traque le grain ! Rendant hommage à la matière même de l’image, laissant des éraflures, des cicatrices, des taches sur les peaux de la photographie et de ses modèles, élevant le défaut, l’accident, l’imperfection à un rang iconique systématique.

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TAKALA & Thierry MAGNIEZ

" Itinéraire d'une femme libre "

Tout les séparait… 22 ans, 7 bon centimètres, une femme, un homme et cinq enfants. Une chose les a réunis : la photographie.
Thierry portraiturait l’intimité du quotidien et était le témoin de la vie qui s’égrène. Amoureuse du reportage, Takala ne ratait pas une occasion de battre le pavé aux côtés des manifestants entre deux cours d’histoire à la Faculté. Mais tous deux aspiraient à explorer d’autres territoires de la photographie; notamment le nu. C’est ainsi, que Takala a commencé par être le modèle de Thierry, son amie et désormais sa compagne. De cette fusion passionnelle et artistique est né le projet d’une exposition commune dans laquelle les regards se croisent et se dévoilent pour mieux raconter leur histoire.

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Michel CHOFFRAY

" Belles de jour "

L’expo de Michel Choffray reprend un ensemble d’images glamour de divers séries. Dans l’esprit glamour, Choffray interprète à sa manière avec grand-angle et perspectives ce qu’il est convenu d’appeler l’érotic-chic. Ici le noir et blanc aux accents de nostalgie libertine, flirte avec les couleurs. Lumières chic, graphisme choisi, cadrage d’esthète. Michel nous offre à regarder, à mater, avec pudeur et charme ses divers images. Des portraits en studio, des mises en scènes dans des décors de boudoirs. C’est sûr, Michel Choffray compte parmi l’émergence des talents du nus.

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Arles - Chapelle Sainte-Anne - place de la République



Gabriel MARTINEZ

" Série Noire "

« Les photographies de Gabriel Martinez donnent à voir des femmes d’une inquiétante étrangeté. Elles subliment le corps humain et le saisissent à son point le plus vivant. Au-delà du noir, c’est bien la lumière que cette couleur révèle. En cela, sa démarche trouve des connivences avec la peinture de Pierre Soulages et ses recherches sur “l’outre-noir”. Par sa puissance lumineuse, le noir renforce la matérialité et les irrégularités de l’épiderme. Se détachant sur un fond blanc immaculé, les silhouettes emprisonnées dans leur noirceur créent un contraste saisissant. Sauvages ou charnelles, ces femmes attisent notre fascination.» Rébecca François, Historienne de l'Art Contemporain

“The photographs of Gabriel Martinez give a look of the featured women a worrying strangeness. They distill the human body and capture it at its most vivid point. Over and above just black, it’s the light that this colour reveals that interests Gabriel Martinez. In this, his thought process finds complicity with the paintings of Pierre Soulages and his work on the other facets and transmutations of black. By its luminous power, the blackness reinforces the materiality and the irregularities of the skin. Standing out from an immaculate white background, the silhouettes imprisoned in their blackness create a striking contrast. Fierce or carnal, these women fascinate.” Rébecca François, Historian of Contemporary Art

« Cette exposition concerne principalement mes recherches sur les corps masqués, les femmes protégées par cette coquille, fragile, mais présente qu’est la peinture noire. Les corps libérés de leurs carcans ancestraux libèrent les énergies enfouies au plus profond de leur âme et m’en donnent la quintessence, quand l’alchimie opère, de leurs flux primordiaux. Que le mouvement soit figé, que le regard se perde dans l’abîme du blanc, la source n’est pas loin et tout prés de moi, devant mon objectif, l’étincelle de vie animale jaillit sur le film. »

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Arles - Galerie de l’Hôtel du Musée - rue du Grand Prieuré



Jean-Michel GOUMY

" Le corps flouté en mouvement "

Ce que nos yeux voient n’est qu’une apparence. Que se cache-t-il derrière les objets, les paysages, les êtres, les formes, les couleurs, les lumières ? Le hasard a voulu que Jean-Michel Goumy prolonge ses rêves de musicien voyageur avec la photo improvisée. Mélanger les couleurs, les formes, les lumières, inventer, créer. Chaque jour devient alors une surprise, une aventure sans fin. S’étonner et partager, changer le quotidien et vivre dans un absolu rempli d’espoir. Pour les prises de vues, l’artiste emploie une technique personnelle où le corps et l’appareil photo sont en étroite relation d’harmonie.

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Franck MUSSET

"Carré marocain "

Cette série de photographies a été réalisée dans le Sud Marocain avec la complicité de Lilie. Notre périple a débuté à Marrakech, dans un superbe Riad qui nous a également servi de décors pour les premières prises de vues. Nous avons ensuite quitté ce havre de tranquillité pour nous diriger vers le sud, hors des sentiers battus et sur des pistes souvent difficiles.
Les prises de vues ont généralement été réalisées dans des endroits isolés et magnifiques. Les séances de photos dans les dunes ont été un moment assez magique.
De façon générale, nous faisions les photos soit très tôt, soit en fin de journée pour avoir une lumière de qualité et surtout une relative tranquillité. Je tiens à remercier tout d’abord Lilie pour sa sérénité et sa prédisposition incroyable à être toujours de bonne humeur et « partante » même dans un contexte parfois un peu difficile. Et puis aussi un grand merci à Bruno Rédarès pour avoir concocté un super circuit et pour m’avoir dit une fois en regardant des tirages que je lui montrais « tes paysages, ils ne sont pas mal mais tu vois, avec un modèle nu dessus, ce serait mieux ! ».

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Arles - Galerie de l’Hôtel de l’Amphithéatre- rue Diderot



Morgane ADAWI

" Chimères Nocturnes "

Si photographier c’est « écrire avec la lumière », alors l’autoportrait c’est s’écrire avec la lumière. Mais c’est aussi se dessiner de l’absence de lumière. « Je » devient alors particules, fragments, poussières en suspension. Tout s’évade au dehors, jusqu’à ce que l’obturateur claque. « Je » devient autre, le temps d’une pause longue, d’un flou de bouger. Interprétation nocturne, vibrante, du corps tourmenté. Le visage, le corps en apparaissent transformés, remodelés. Parfois tels que l’esprit les désire, et parfois ils s’échappent dans la direction opposée. Naissent alors les chimères, ces créatures craintes ou attendues. Facettes multiples évadées de l’ombre. La peau devient matières, couleurs. Changeantes. Les contours s’atténuent, car tout est là, l’apaisement viendrait de la disparition des limites de ce corps.

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Arles - Galerie Huit - rue de la Calade



Elliott LANDY

" Love at Sixty "

Cette exposition photo-vérité, accompagnée par un journal en prose, “Love at Sixty” raconte l’histoire d’Elliott et Lynda Landy, deux enfants des années soixante qui se rencontrent par hasard quarante ans après s’être connu en fac. Un amour, suspendu par le temps, renaît. À travers des clichés émouvants, sensuels ou tout simplement drôles on suit leur parcours – et observe le bonheur, les complexités ou même le courage certain qu’il leur faut pour assumer ce “ Love at Sixty “.

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Edouard de' PAZZI

" Vanités "

Le titre de cette exposition fait allusion à cette conscience intime, archaïque, de l’éphémère, en même temps qu’à ces représentations picturales symboliques, de notre condition de mortels, que les Anciens gardaient à la vue pour s’en pénétrer l’esprit, et que les historiens d’art et les moralistes appellent les « vanités ».
Ces photographies ont été réalisées pour la plupart ces six dernières années. Elles font partie d’une collection d’images, élaborées ou spontanées, accumulées au cours du temps comme autant de sentiments, de sensations, de visions fantasmatiques, fantasmagoriques puisées dans la nappe souterraine de l’imaginaire et qui sont remontées peu à peu à la surface sensible, comme un corps de noyé. Ce corpus photographique a été rassemblé dans un livre, Memento Mori, publié à l’occasion d’une exposition qui a eu lieu en 2007 à la Maison européenne de la photographie à Paris

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Les Baux de Provence - La Citerne - place de l’Eglise



Jacques RENOIR

" Mise à nue "

Le corps n'est pas que sculpture mais un paysage mouvant que le regard caresse et que l'objectif capture. La lumière révèle et l'ombre se grise de mystère, alors le photographe se doit d'être exigeant et humble devant la nudité confiée...
Les lignes mouvantes d’un corps féminin tracent dans l’espace un dessin que je fige en fraction de secondes. Enfin je travaille ces formes pour leur donner l’apparence finale d’une gravure ou d’un dessin soulignée par un tirage sur papier Arche

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Les Baux de Provence - Salle de Manville - Rez de Chaussée de l’Hôtel de Ville



Marc LAFON

" Tombées du ciel "

Des êtres arrivées là un peu par hasard, exposées à un regard. Chacune unique et différente dans ces intentions et liée dans ce moment fragile qu'est une "prise" de vue. Que veut montrer chacun de soi, photographe, photographiée ? Laisser s'exprimer en paix la pudeur et l'impudeur du moment....

www.marclafon.fr

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Panxua ZADILSKOA

" Paysage Humain "

Le corps est une maison, un fortin, une cabane de pêcheurs, une caravane de camping, une hutte de chasseur avec ses appelants et ses fusils. C’est aussi un paysage expressif une lande poétique, une oasis luxuriante, une côte accidentée avec ses criques, ses anses et ses falaises. Tantôt accueillant et ouvert comme une amante lascive ou hostile et rejetant comme un forçat aux prises avec une lourde charge, un mineur, encrassé au fond d’un boyau… Corps statique d’un mime silencieux, turbulent et giclant d’un danseur, surprenant et tordu d’un acrobate, tous murmurent ou crient. Je les saisis comme ils sont sans censure pour les parties intimes qui font partie de chacun de nous et affirment nos identités. C’est un regard ciselé qui décortique les formes, pousse ces paysages jusqu’à la fragmentation au moyen de miroirs qui piègent pour mieux rendre l’aléatoire et le furtif de nous-même. Quand la photographie se joue de la complaisance du joli, du charme et du glamour dont l’érotisme réside dans le regard du spectateur plus que dans l’objectif du photographe, la mièvrerie s’efface et laisse le pas au constat architectural. La jouissance gourmande de faire des images comme on tisse une relation. L’objectif caresse les plis ou les rides du temps, il cueille des failles consentantes offertes comme des fruits d’un jardin d’Eden gardé secret. En sortant de cette exposition l’impudeur serait de regarder le corps comme seul objet de désir alors que ce qu’il contient est d’une substance bien plus volatile et précieuse que la chair palpable. Il faut laisser les corps fleurir pour moissonner l’Amour qui les habite. Le voyeur est un aveugle, il voit les corps et ne voit pas l’amour.

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Les Baux de Provence - Ilôt Post Ténébras Lux - rue Grande



Patrice BOUVIER

" L'au delà de la peau "

Cette exposition est un concentré du travail que j'ai effectué pendant une quinzaine d'années sur le corps, le nu, la nudité. Il a donné lieu à trois livres: "Les contorsionnistes" et "Nus Blancs, Nus Noirs".
A l'instant de la vue première, sur le premier modèle, dans la relation instaurée au seing de l'intimité du studio, dans le corps à corps des regards, face au déploiement du nu dans l'espace, j'ai su que je ne caresserai pas la peau simplement des yeux, qu'il me faudrait pénétrer l'enveloppe charnelle, être le passeur des désirs photographiques de la relation, dans un au delà, ou en deçà de la peau sans y toucher, se barbouiller des sensations, m'éblouir de la blancheur, m'y brûler les yeux même dans des valeurs impensables, se fondre, se confondre dans les plans de la chair, et du fond.
Dans les « Nus Noirs », Des analogies de formes sont apparues sur les planches de contacts, mais en une totale inversion des valeurs. ici le fond se fend d’une déchirure, qui laisse apparaître un fantôme de nu. A l’éblouissement répond le mystère. Des formes jaillissent, se dilatent, se concentrent ; le « moi - peau » se dédouble, emprisonne, expanse, ex-p(e)nse la chair, le corps, ce corps, notre Autre.
« Déchirs » est la troisième série. La fin d’une trilogie du regard. Le blanc de la peau réapparaît dans le mystère de l’ombre. Les fentes se multiplient, ainsi que les corps. Perdus dans les plans de l’image, nos yeux fouillent ce montage - démontage du réel.

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Les Baux de Provence - Espace Baume - Le Val d'Enfer



Igor GAIDAI

" Saman "

Le nom de Saman nous renvoi aux temps archaïques où nos ancêtres pré-chrétiens construisaient leurs maisons en argile et en paille. Bien qu'on appelle cette époque "patriarcale", elle était dominée par une perception du monde essentiellement féminin. Dans le projet d'Igor Gaidai, le Saman est symbolisé par des femmes magiques pleines de beauté, d’énergie et de sagesse. Les chrétiens appellent ces femmes "Les Sorcières". Gaidai définit son credo ainsi: "La photographie est un moyen de connaître la vie. Avec l’aide de la pellicule, je découvre les merveilles de la réalité quotidienne. C'est la forme qui correspond le plus à l'expression de soi".

The name of Saman sends us back to archaic times when our pre-Christian ancestors built their houses from clay and straw. Although this epoch is often called patriarchal, it was dominated by a perception of the world that was essentially feminine. In Igor Gaidai’s new project, the Saman is symbolized by magic women full of beauty, energy and wisdom. Christians call these women witches. Gaidai himself defines his creed as follows: "Photography for me is a way to get to know life. With the help of photography's peculiarities I discover the wonders of everyday reality and this is the most corresponding form of self-expression for me".

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