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Bertrand FÉVRE
Parisien de naissance, Bertrand Fèvre vit à Arles depuis 2006.
Après avoir débuté dans la mode entre Paris et New York, il abandonne ce milieu qu’il juge trop artificiel pour entreprendre des études de cinéma à Paris.
Après plusieurs années comme assistant sur des long-métrages («Bras de fer» de G. Vergesz, «Le grand bleu» de L. Besson), il passe à la réalisation. Avec un premier court-métrage en noir et blanc avec Samuel Fuller, «L’étoile de sang», il réalise un documentaire sur Chet Baker, toujours en noir et blanc : «Chet’s Romance». Ce film, récompensé dans de nombreux festivals internationaux et d’un César en 1989, lui ouvre grand les portes de la profession.
Hormis quelques films publicitaires, il réalise une vingtaine de clips pour des artistes comme Ray Charles, Art Mengo, Barbara, Maurane, Paul Personne, Gilbert Bécaud, Dee Dee Bridgewater ou encore Etienne Daho, avant de se dédier au documentaire, format d’expression plus libre et approfondi. Il devient dès lors aussi producteur.
Durant toutes ces années, il n’a cessé de pratiquer la photographie au gré de ses nombreux voyages (USA, Brésil, Cuba, Italie, Portugal, Grande-Bretagne, Colombie, Suède, Allemagne…) et de ses rencontres.
Toujours en noir et blanc et fidèle à l’argentique pour la prise de vue, passant du Nikon FE au Leica M6, travaillant principalement au 35mm, il appréhende la photographie avec un classicisme certain dans la forme. Simplement l’ héritage de son père Georges Fèvre, maître du tirage en noir et blanc pour les grands photographes de la période dite « humaniste » de la photographie, comme de plus anciens (Cartier-Bresson, Doisneau, Lartigue, Sougez, Brassaï, Atget, Boubat, Koudelka, Duncan et tant d’autres…).
Bertrand Fèvre, dans sa perception instinctive et graphique de l’image, cherche à restituer une émotion fugitive servie par une esthétique rigoureuse dans la composition, cherchant des contrastes parfois appuyés dans ses tirages. Il compose un climat… mais, il traite un nu, un portrait ou un paysage, sans jamais perdre le fil de la respectueuse restitution de la réalité de la situation vécue, ressentie dans le vif du déclic.
Les nus présentés ici, "Je regarde ces femmes...", sont issus de ses « archives » intimes pour la majorité, et n’échappent pas à cette règle de la spontanéité liée à la rigueur, de "sa vérité de l’instant".